Le blog de la langue tamazight
A. Dourari , désigné par le pouvoir « pour le développement de Tamazight » vient de nous sortir encore une connerie.
Rappelant que M. Dourari, est un spécialiste (voir note 1 )des sciences du langage, discipline lointaine de la linguistique et encore plus de la linguistique Amazigh.
Il revient également sur la transcription de Tamazight, qui pour lui ne peut être qu’on arabe, pour « une meilleure insertion, une meilleure acceptation de tamazight par les locuteurs maghrébins ». On fait, il n’a pas changé de point de vue là-dessus, malgré qu’il tient un autre discours autour de lui : un des membres du comité scientifique est farouchement opposé à la transcription de Tamazight en Arabe.
Le centre qu'il préside :
Pour lui écrire :
Tél. : 021 65 52 98
Fax: 021 65 53 39
Pour lire l'ensemble de cet entretien ici :
Le Dépêche de KabylieOn évoque souvent le problème de la graphie pour transcrire tamazight, entre les caractères latins, arabes et le néo-tifinagh, qu’en pensez-vous en tant que spécialiste en la matière ?
Vous avez déjà, peut-être, entendus, depuis ce matin, vous avez vu notre ami venu d’Australie (Robert-André Savage) et vous avez vus que quand lui-même a projeté par data-show ses données, il y avait trois transcriptions. Il avait fondamentalement une transcription en tifinagh des Touaregs et ce n’est pas le néo-tifinagh, il a, aussi, transcrit en caractères arabes. On a bien compris, à travers cette étude de la syllabéfication que, précisément, encore une fois, je le dis et je le pense véritablement au niveau structurel, donc au niveau de la linguistique interne, le caractère arabe à une fonctionnalité absolument fabuleuse, parce que précisément, il ne note pas beaucoup les voyelles et c’est tant mieux. Parce que, précisément dans la syllabe berbère de manière générale et là, c’est un peu trop général ce que je dis, la voyelle n’est pas si importante que ça. Maintenant, la question de la graphie est totalement idéologique, elle n’est pas véritablement scientifique. La décision en la matière est une décision de type politique et symbolique, elle n’est pas une décision purement scientifique. Je rappelle que les institutions scientifiques réfléchissent avec les méthodes de la science, peuvent analyser les scénarios. Dire par exemple, quels sont les avantages de la graphie arabe et ses inconvénients. Quels sont les avantages et les inconvénients de la graphie latine… elles peuvent même proposer des améliorations, etc. Mais la décision en la matière leur échappe. Ce n’est pas à eux de décider. Ça, c’est une décision de type politique et de type sociétale. Ça renvoie à l’image que la société voudrait se donner. Et bien évidemment, certaines graphies, permettraient — j’ai fais déjà une étude en 1990 sur cette question — une meilleure insertion, une meilleure acceptation de tamazight par les locuteurs maghrébins, qui sont à plus de 90% arabophones »
Le centre qu'il préside :
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Note :
spécialiste est un bien grand mot, car c'est un inconnu dans le monde spécialisé des sciences du langage.
Ensemble de ces publications disponibles sur http://www.abes.fr/abes/index.html , la référence documentaire en France (cherchez dans Sudoc), sa thèse comprise. Reconnaissez que pour un Professeur( c’est son titre) ce n’est pas bien terrible.
Les malaises de la société algérienne d'aujourd'hui : crise de langue et crise d'identité
Dourari, Abderrezak / Casbah éd. / cop. 2003
3. Dialogue entre le Maghreb et le Machreq : le discours idéologique arabe contemporain : [thèse soutenue sur un ensemble de travaux]
Dourari, Abderrezak / Atelier reprod. th. Univ. Lille 3 / 1994
4. Dialogue entre le Machreq et le Maghreb : le discours idéologique arabe contemporain
L'apparition des chaîne de TV et radio amazighes listées chez Free relève-t'il de la science fiction ? tout porte à croire au contraire qu'elle est éminente, que c'est même une affaire de quelques mois.
Car les radios berbères et le webtv peuvent se multiplier en même temps que les plateformes web2.0. Radionomy l'équivalent radio de Mogulus, vise la création de 4.000 radios d’ici fin 2008.
Kabyle.com avec ses chaînes Berbere24.com et Kabylie.24 fonctionne déjà avec des réseaux commerciaux qui proposent des plateformes web2.0 en version bêta. Ces services "do-it-yourself" ne monopolisent aucune bande passante, il permettent de se concentrer uniquement sur le contenu et non plus sur la partie technique de broadcasting ou shoutcasting. Ils sont d'ailleurs à terme rémunérateurs.
De nouvelles formes de webradios viendront complèter dans quelques temps celles de Radioblogclub.fr... Ces radios ont enfin la possibilité de diffuser du contenu en respectant les droits SACEM ne serait-ce qu'en utilisant les plateformes d'échange libre comme Jamendo ou en utilisant du contenu dont tous les frais dont les droits d’auteur sont supportés par ces sites.
Les Kabyles qui jouissent des atouts de leur civilisation, de la richesse de leur musique, de leur capacité à produire des images et des paroles qui leurs sont spécifiques, doivent s'emparer de tous les outils de la parole comme des médias dont ils sont privés et dépossédés. Le premier défi à relever est l'équipement massif en micro-informatique, la tamazighization des écrans, des médias en langue berbère . Les médias traditionnels lourd étatisés, ne vont pas attendre pour investir ces nouvelles technologies. L'histoire récente d'internet nous a montré qu'il fallait investir les noms de domaine pour qu'ils ne tombent pas dans des mains peu scrupuleuses voire dangeureuses, il en va de même pour les webradios et webtv qui déjà se frayent une place auprès des chaines classiques. Demain c'est le public qui fera la tv et la radio, demain ce sera tamazight qui fera nos médias.
Stéphane MÉRABET ARRAMI admin de kabyle.com
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