La Planète va mourir.
C'est un fait, indiscutable sous peine de passer pour un salaud, un sans-coeur, un être immoral ou pire, un américain.
La planète va MOURIR.
L'homme va tuer la planète, la terre. L'homme, par son activité, par son manque de respect pour Gaia, va la flinguer, la dézinguer après l'avoir abusée, violée... Si ce n'est pas beau...
A titre de prolégomènes, je précise que je ne nie pas le réchauffement climatique et que je ne nie pas non plus que l'activité humaine a un impact certain sur celui-ci.
Mais je suis un chieur, un emmerdeur, un taon, une tique. Donc, j'aime disséquer.
La planète va mourir. Il faut quand même remettre l'église au milieu du village et s'attarder quelques secondes sur le sens des mots. Qu'avons-nous là sinon un bel exemple d'anthropomorphisme? Ma démonstration se fera en deux points: la planète ne va pas mourir car la terre n'est pas en tant que telle un organisme vivant. Et de deux, en admettant même que la planète meurt,
so what?
Donc, la planète ne va pas mourir car la terre n'est pas un organisme vivant. La terre est une masse de roches qui abrite la vie, nuance importante. La planète Vénus est là pour nous démontrer que même avec un effet de serre proprement démentiel, une planète continue de tourner.
On me dira que je pinaille et que Vénus est un astre mort, sans vie. Certes, mais la Terre elle-même en a-t-elle quoi que ce soit à faire d'abriter la vie? Lui attribuer une sorte de relation "maternelle" par rapport à la vie qu'elle abrite c'est donner à la Terre une conscience, ce qui est tout à fait ridicule. Et j'en viens au deuxième point: la vie disparait de la Terre, so what?
Comme si tout cela avait une importance quelconque à l'échelle de l'Univers? La vie sur Terre a failli s'éteindre totalement à au moins 3 reprises si je ne m'abuse. Elle l'aurait fait, nous ne serions pas là pour pleurnicher, non pas sur la mort de la planète, mais sur la disparition de notre mode de vie actuel, car c'est bien de cela dont il s'agit.
La vie ne disparaitra pas: même en admettant que la température moyenne augmente de 3°C, la vie sur Terre a déjà existé par des températures bien plus élevées: les dinosaures vivaient sur cette planète alors que la température moyenne était de 6°C plus élevée! La vie en tant que telle n'est donc pas menacée, ce qui l'est c'est la vie
telle que nous la connaissons aujourd'hui. Le meilleur service qu'on puisse rendre à la nature serait d'ailleurs de lui foutre la paix. Ca fait bien longtemps que la nature n'a plus rien de naturel: nous avons une relation totalement biaisée avec notre environnement que nous cherchons absolument à "contrôler", que ce soit pour faire "son bien" ou pour l'exploiter. une nature naturel, où nous serions dévorer par des lions ou que sais-je encore, nous serait totalement insupportable. Mais nous refusons de le reconnaître.
Nous n'avons aucune responsabilité vis-à-vis d'une masse de roche qui ne disparaitra qu'avec notre soleil, dans 5 milliards d'années. Nous en avons une vis-à-vis des populations qui souffrirons le plus de la montée des eaux et qui, comble de malheur, se trouvent être (à l'exception des Pays-Bas) des pays particulièrement pauvres. Par notre activité, nous humains, nous avons causé un dommage à un nombre de populations très élevées. C'est de la simple responsabilité extra-contractuelle. Pas la peine de déifier la planète pour la cause.
Pour le reste, cette façon de présenter l'homme comme "responsable" de cette planète en entier, de son destin et de tout ce qui y vit, me semble être un discours profondément, et c'est paradoxal, anti-naturel. C'est faire de l'homme un être extérieur à son environnement, une sorte de démiurge qui domine le reste des espèces et le monde en général. Or, c'est profondément l'inverse: nous sommes complètement "animal", nous avons "abusé" des ressources (encore que) sans vraiment penser aux conséquences, ce qui est un comportement très "animal". Sans prédateurs, nous avons prospéré et dominer l'écosystème, comme n'importe quel animal le ferait. Bref, la crise actuel nous ramène à notre nature profonde d'animal.
Tenter de culpabiliser l'être humain car il a agit de cette manière, c'est nier son appartenance à l'ordre des primates. C'est en faire une sorte d'animal "à part" qui serait forcément plus malin que les autres et "aurait du savoir" (on se demande bien comment). Oh oui, nous sommes de gros salauds, on aime se torturer, si c'est pas catho ça... Bref, c'est reproduire encore une fois la pensée "biblique" dont il faudrait pourtant se défaire. Si nous venons à disparaitre de la surface de cette planète, PERSONNE ne nous pleurera, l'univers continuera de s'étendre, les planètes de tourner etc. il suffira d'un gros météore pour mettre tout le monde d'accord. Aucune main invisible ne surgira du ciel pour sauver la vie: nous n'avons pas plus de valeur qu'une amibe aux yeux de l'univers, tout simplement car il n'y a pas d'yeux - dieux - dans l'univers.
J'en termine par un point politique: la lutte des classes n'est plus très tendance. L'environnement l'est. C'est devenu le nouveau moyen à la mode pour certains de remettre en cause le libéralisme... Il est bien connu que l'URSS était un pays très propre... Et je ne parle même pas d'Al Gore...
J'avais déjà parlé de l'énervement que je ressentais face à une certaine
bien pensance écologique. J'en n'en démords pas.