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la protection des Biens Publics

Posté dans 1 avril, 2007 dans Droits .
Mohamed El Hamraoui
MAROC-EUROMED-PRESSE-PRIX
LE PRIX EUROMED HÉRITAGE 2007 REMPORTÉ PAR UN JOURNALISTE MAROCAIN
Rabat, 18 mai (MAP)- Mohammed El Hamraoui, journaliste à l'hebdomadaire +Le Reporter+, a remporté le "Prix AnsaMed" pour son article "Kasbah des Oudayas - Remous autour d'un patrimoine historique", publié en mai 2006 par l'hebdomadaire.
Ce prix est attribué par le jury du "Prix du Journalisme Euromed Héritage 2007", à la suite d'un concours international de presse axé sur le domaine de la préservation et de la promotion du patrimoine culturel.
Le Prix Euromed Héritage est organisé par la Commission européenne, par le biais de l'unité régionale d'appui et de gestion du programme Euromed Héritage, en collaboration avec l'UNESCO, la Fédération internationale des Journalistes et son bureau européen de Bruxelles et avec la participation spéciale d'AnsaMed.(MAP).
journaliste
www.lereporter.ma
La Kasbah des Oudaya est aujourd'hui objet de spéculation et de surenchère. Le projet d'aménagement de la vallée du Bouregreg a donné lieu à une spéculation où tout est permis : manipulation, pression, achat du silence des habitants...
DEPUIS l'annonce de l'aménagement de la valée du Bouregreg, où un projet faramineux d'aménagement verra le jour, les spéculations ont pris une tournure frénétique. Les agents immobiliers affluent de toutes parts pour pousser les quelques familles qui tiennent encore à leurs demeures à vendre, en Leur proposant des prix qu'ils n'ont jamais rêvé avoir. Plusieurs personnalités sont montrées du doigt.
Notamment Mahjoubi Aherdan qui a défrayé la chronique cette semaine. Un sit-in de protestation a été organisé par l'instance nationale de défense de l'argent public qui lui reproche le fait de s'approprier une impasse où se trouve sa maison des Oudaya. De même qu'à un ministre de la majorité qui a acquis une maison en face de l'embouchure du Bouregreg.
Depuis les années quatre vingt, la kasbah des Oudaya est un lieu privilégié où des étrangers cherchent à acquérir une demeure. Il faut signaler que l'endroit séduit par son charme et sa ressemblance avec un petit village andalou.
Actuellement, le petit quartier de la kasbah des oudaya qui était jusque là paisible est devenu le lieu où sévit une fièvre de la spéculation. Toutes sortes de pressions s'exercent sur les habitants pour vendre ou se taire face aux agissements de personnalités influentes qui défigurent la kasbah des oudaya avec des aménagements et travaux qui menacent d'écroulement les habitations.
Mais les choses ont changé depuis l'organisation d'un sit-in contre Mahjoubi Aherdane par l'instance Nationale de défense des deniers publics le vendredi 21 mars, des échauffourées ont éclaté entre les membres de l'instance et les forces de l'ordre qui voulaient interdire le sit-in en présence d'avocats et d'intellectuels comme Mehdi El Manjra.
Maître Tarek Sbai a exigé des responsables un ordre du procureur du Roi s'ils veulent interdire le sit-in. Une chose est sûre, les autorités locales n'avaient aucun ordre, ce qui a provoqué chez eux un mouvement de panique avant leur désistement.
Les échauffourées, le sit-in a eu lieu pendant un quart d'heure. Mais lorsque des manifestant venus d'Oulmes ont brandi une banderole dénonçant des agissements à Oulmès, des agents en civil ont vite arraché la banderole. Les habitants de la Kasbah eux-mêmes ont été interdits d'accès à l'esplanade des oudaya pour ne pas participer au sit-in. Ils sont les derniers à être consultés dans l'affaire, pourtant ils sont les premiers concernés. Plus encore, des jeunes du quartier ont été recrutés pour saboter le sit-in moyennant des bouteilles de vin distribuées gratuitement... Cette tactique n'a pas fonctionné, tout le monde a été surpris par le calibre des participants au sit-in, même les forces de l'ordre...
Comment des maisons qui se trouvent dans un monument historique ont été vendues à des particuliers. Aherdane dit avoir acheté d'un étranger. Le quartier des oudaya, en plus d'être un monument classé, est soumis aux terres guiche qui sont la propriété de l'Etat et ne peuvent être vendues. Seuls les ayants droits des descendants des tribus guiche peuvent hériter du droit.
Selon le dahir qui régit ce genre d'appropriation, les habitants ne possèdent que les murs intérieurs de leur maison, tout ce qui se trouve à l'intérieur des oudaya est propriété de l'Etat. Il peut donc à tout moment exproprier Mahjoubi Aherdane.
le sit-in du vendredi et la médiatisation de l'affaire, Ahérdane est passé à la défensive en adoptant la théorie du complot.
Selon les déclarations qu'il a données à son journal Al Haraka, tout ce qui a été écrit dans la presse est une machination contre lui qui vise le sabotage de la fusion des mouvements populaires. Concernant la ruelle Bazo, Ahérdane affirme l'avoir achetée du conseil municipal dans les années quatre vingt.
Selon maître Sbai, même l'option de l'achat est sujette à caution. Ahérdane a peut être profité de son passage au ministère de la culture comme ministre par intérim du temps de Bahnini pour s'accaparer la maison qui était autre fois une bibliothèque.
Pour Ahérdane, le fait d'avoir « acheté une maison aux oudaya se justifie par sa qualité d'artiste ». L'ancien officier sorti des tabors marocains joue la carte de l'intellectuel. Mais le problème c'est que sa demeure se trouve sur les vestiges d'un monument qui date de l'époque Almoravide. passage conduit directement vers le fleuve où jadis une petite embarcation pouvait être mise à l'eau. Un tunnel souterrain conduit directement vers une petite tour qui s'appelle la tour des pirates qu'on peut apercevoir du côté de la plage.
Le silence des services des monuments historiques est lui aussi frappant. Cette administration qui se trouvait il y a tout juste quelques années dans l'enceinte même des oudayas, dans les locaux du service des beaux art que Lyautey a créé en 1913, n'a jamais bougé. Le directeur des monuments historiques de l'époque a raflé un contrat de restauration des monuments historiques au Sultanat d'Oman et a démissionné juste après pour s'installer comme architecte à Dubaï. Henri terrasse, le premier inspecteur des beaux arts au Maroc doit se retourner dans sa tombe aujourd'hui avec cette façade maritime des oudayas défigurée par de nombreuses habitations.
Encadré avec photos Un monument historique classé Le kasbah des oudaya est un monument classé depuis 1914 monument historique. Un dahir du 6 juin 1914 interdit toute construction ou défiguration du cadre bâti de la kasbah des oudaya. Les aménagements qui ont été faits depuis 1956 sont en majorité illégaux puisqu'ils défigurent l'aspect historique du lieu.
Il y a trois ans, le conseil municipal de Rabat Hassan a entamé des travaux de réfection de la chaussée dans l'ancienne médina de Rabat. Les travaux ont enlevé ce qui restait de pavés centenaires pour les remplacer par des dalles en gré. Seulement aux oudaya les habitants ont fait de la résistance pour conserver leurs pavés centenaires, allant même jusqu'à intenter un procès au conseil municipal. Après une dure bataille dont la presse s'est mêlée, le tribunal a donné raison aux habitants.
Sur les traces de l'exotisme français du 19ème siècle La mode des riads et anciennes demeure Le complexe de l'imitation aveugle des étrangers qui viennent au Maroc chercher l'exotisme trouve un terreau chez les soit disant notables marocains. A Rabat, depuis que les Français sont devenus des habitants à plein temps de l'ancienne médina, les Marocains de la classe moyenne cherchent par tous les moyens à y acquérir une maison. Maison qu'ils ont eux mêmes vendue il y a quelque années à un prix dérisoire, car l'endroit n'était pas ''in'' préférant s'installer au quartier de l'Agdal ou au Riad.
Mehdi El Manjra
« J'ai été pendant 20 ans responsable de la culture à l'UNESCO, nous avons tout fait pour défendre le patrimoine dans tous les coins du monde. Aujourd'hui, un ministre progressiste achète une maison aux oudaya et veut ajouter un étage. Que voulez-vous que les autres fassent. Mohamed El Fassi a réussi à inscrire Fès comme patrimoine de l'humanité. Arès 30 ans, on est arrivé à cela ! Des responsables de haut niveau violent toutes les lois, le droit international, ils n'ont pas respecté la pierre et l'histoire de ce pays, c'est la grande humiliation de tous les principes »
Mohamed Tarek sbai
« Les poches de résistance aux changements sont toujours aux commandes dans ce pays , les dilapidateurs des biens publics ont toujours le bras long, ils influencent même les autorités locales qui sont censées défendre les biens publics alors qu'elles prennent le fouet conte les défenseurs des biens publics »
Mohammed El Hamraoui, journaliste à l'hebdomadaire magazine Le Reporter vient d'être nommé par le Jury du Prix du Journalisme Euromed Heritage 2007, lauréat du Prix AnsaMed pour son article : « Khasbah des Oudayas - Remous autour d'un patrimoine historique», publié sur ces mêmes colonnes le 4 mai 2006.
Le Prix du journalisme Euromed Heritage est organisé par la Commission européenne, par le biais de l'unité régionale d'appui et de gestion (RMSU) du programme Euromed Héritage, en collaboration avec l'UNESCO, la Fédération Internationale des Journalistes et son bureau européen de Bruxelles, et avec la participation spéciale de ANSAmed.Ce prix est attribué à la suite d'un concours de presse international axé sur le domaine de la préservation et de la promotion du patrimoine culturel.
L'Association qui a pris la dénomination : Instance Nationale de protection des Biens Publics au Maroc Est la convention par laquelle plusieurs personnes ont mis en commun d'une façon permanente leurs connaissances Et leur activité dans un but autre que de partager des bénéfices. Nullement fondée sur une cause ou en vue d'un objet illicite, Contraire aux lois, Aux bonnes mœurs ou qui a pour but de porter atteinte à la religion islamique, L'intégrité du territoire national, Au régime monarchique ou de faire appel à la discrimination, L inpbpm a fait l'objet d'une déclaration qui remplit les conditions prévues au siège de l'autorité administrative locale dans le ressort duquel se trouve le siège de l'association (siège des Barreaux des avocats de Rabat, Rue Afghanistan- Océan. Rabat,)




| Tarek Mohamed sbai |
| Had Mohamed |
| Jebroun Hassan |
| khales Khalid |
| kamil Mostapha |
| Matlouf Mohamed |
| Taoufique Fatouma |
| Bemaalam thami |
| bejghirou Lahsen |
| Fatiha elidrissi |
| Bouzid Mohamed Samir |
| Sedrati Mohammed |
| Sdor Zouhir |
| Sabar Hassan |
| Amrani Mohamed |
| Elkebir Laaziza Ouahidi |
| Azrak Taib |
| FaKhri abdalaziz |
| Samer Aboulkacem |
| Chmaou mohamed |
La question du jour (Assahifa n°129 du vendredi 06 avril 2007 Avec Mohammed Tarek Soubaï du bureau exécutif de l’Instance Nationale de Protection du Bien Public:
Lorsque nous avons reçu à l’Instance Nationale de Protection du Bien Public au Maroc une correspondance de la part du caïd Younes Fennich selon laquelle la wilaya de Rabat Salé Zemour Zaïr entreprenait une procédure pour le licencier, et ce en signant un document de cessation de salaire le considérant fonctionnaire fantôme ;
Et vu que le caïd Younes Fennich avait dénoncé quelques genres de corruption lorsqu’il était caïd à la wilaya de Fès en signant plusieurs travaux littéraires qui décrivaient le phénomène de la corruption et de l’abus de pouvoir dans certains milieux d’agents d’autorité ;
Et vu qu’il avait été démis de ses fonctions de responsabilité et privé des ¾ de son salaire, lui qui a coûté à l’Etat 140 millions de centimes lorsqu’il était stagiaire à l’Ecole des cadres pour devenir caïd ;
Pour toutes ces raisons nous nous sommes déplacés mardi dernier au siège de la wilaya de Rabat pour nous enquérir de la situation du caïd Younes Fennich. Nous avons été reçu à la wilaya par le chef de la division juridique et économique lequel nous a appris que sa décision de nomination est arrivée en retard, mais qu’ils allaient lui donner son bureau et qu’il sera nommé en tant que caïd et non pas en tant qu’administrateur adjoint, de même qu’ils nous ont promis de régulariser sa situation financière. Et nous restons à l’Instance Nationale optimistes jusque là.
Et lorsque
le caïd Fennich les a informé que sa voiture restait sous horodateur payant à l’extérieur du siège de la wilaya, ils ont aussitôt donné des instructions pour faire rentrer sa voiture au garage de la wilaya.
Aujourd’hui, le caïd Younes Fennich attend sa décision d’affectation qui est en cours de rédaction selon les responsables à la wilaya, et tous lui promettent de bonnes nouvelles.
Par ailleurs, Younes Fennich est nommé par dahir et il n’y a pas d’autre dahir qui abroge sa nomination en tant que caïd, parce que la correspondance destinée à la wilaya comporte la qualité « d’administrateur adjoint »
Et aujourd’hui nous attendons et nous insistons sur son affectation à son poste officiellement et de mettre à sa disposition son bureau.
Voici la traduction ( de l'arabe) de la lettre, datée du 04.07.2006, que j'ai envoyé à monsieur le ministre de l'intérieur:
-Recommandée avec accusé de réception-
Monsieur le ministre de l’intérieur
Ministère de l’intérieur Rabat
Salut complet en présence de notre seigneur Al Imam,
En ma qualité de lauréat de la 31éme promotion de l’école de perfectionnement des cadres du ministère de l’intérieur cycle des agents d’autorité et étant titulaire d’un certificat attestant de ma qualité d'agent d’autorité de la même école ;
Et étant donné qu’en date du 22.03.2002 j’ai été destinataire de la part du wali de la région de Fès Boulemane gouverneur de la préfecture Fès Jdid Dar Dbibegh d’un courrier, numéro 528/DAG daté du 18/03/2002, ayant expressément comporté ma radiation du cycle des agents d’autorité, et étant donné que suite auquel courrier j’ai été expulsé de mon logement de fonction et mon salaire a été réduit de plus de 50 % ;
Et étant donné que j’ai demandé l’abrogation de cette décision ;
Et étant donné que la cour suprême en date du 31/05/2006 a rendu sa décision numéro 429 inhérent au dossier administratif 1283/ et 1284-4-1-2004 qui a comporté comme seule-et unique- justification « que la lettre informative objet du recours ne s’élève pas à la notion de décision administrative ayant effet sur la condition juridique du plaignant ce qui rend sa plainte non recevable »
Et puisque le dahir numéro 1.57.02 ne m’a exempté que de ma mission de caïd chef d’arrondissement urbain à la préfecture Fès Jdid Dar Dbibegh seulement et ne m’a nullement dépossédé de ma qualité de caïd (agent d’autorité), qualité de ma première affectation au ministère de l’intérieur et c’est là un droit acquis..
Par conséquent, et vu cette situation je sollicite auprès de votre bienveillance la régularisation de ma situation administrative en mettant à ma disposition les montants que je n’ai pas perçu depuis « la décision de radiation » dont la cour suprême a confirmé l’absence de tout effet conformément au nouveau concept d’autorité qui verra, nous l’espérons, sa voie vers l’exécution au courant de votre mandat au ministère de l’intérieur.
Veuillez, monsieur le ministre, agréer l’expression de ma considération et de mon respect.
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