Un grand bassin bleu de lessive, une tour baguée de faïence, un vieux fort couleur d abricot, un palais blanc sur voûtes vénitiennes[...] Répondre
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Sedrata, le 8 juin 2009.
Mes chers amis,
En ce 8 juin, fête des meilleurs amis, permettez-moi de partager avec vous des moments de bonheur vécus à Sedrata à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Enfant et l’organisation les 31 mai et 1 juin de journée d’études sur le patrimoine archéologique.
Au programme, il y a eu des conférences, des visites sur sites, une exposition photo sur les sites archéologiques de la région, une exposition-vente d’ouvrages avec les Editions Inas et des projections de documentaires sur le patrimoine.
Concernant les journées d’études, je vous invite à ouvrir le prestigieux site archeorom (http://www.webzinemaker.com/archeorom/ ) qui consacre un article à l’événement.
Je vous invite aussi à ouvrir les pièces ci-jointes qui sont des photos montrant une partie de l’animation au théâtre de Thubursicu Numidarum (Khamissa).
D’autres photos vous parviendront dans mes prochains messages.
Amitiés.
Khemici Abderrahmane
Nouveau POS et futures destructions archéologiques dans la partie punique et romaine de Annaba, antique Hippo Regius
SOS de Said Dahmani, ancien Conservateur du site
La zone d’Annaba où se trouvent les vestiges de Hippone est actuellement l’objet d’un projet de POS, exposé aux concitoyens de Hippone-Bûna dans le hall de l’Hotel de ville pour enquête, sous le nom de «POS de la Tabacoop»....... C’est dans le quadrilatère «hipponois», qui représente trois millénaires d’histoire, qu’une partie du projet du POS propose des constructions et des aménagements..... le projet présente une menace sérieuse au patrimoine historique d’Annaba à travers ces trois zones ...... enserrent étroitement le parc archéologique classé, dont une partie a été fouillée depuis le début du XXe siècle, dégageant des édifices importants de Hippone la royale, mais sans révéler d’autres pans, aussi importants sinon primordiaux, de son histoire au cours des 3 millénaires. Or, il semble, à regarder le plan proposé, que, soit les rédacteurs du cahier de charge n’ont pas tenu compte de cette contrainte majeure qu’est le patrimoine historique hipponois, dans ce cas pour cause d’ignorance de l’histoire de «Hippone-Bûna- Annaba», soit que le bureau d’étude a négligé cette contrainte ; est-ce également par ignorance ?
En quoi consiste la menace pour Hippone ? Cette partie du territoire communal d’Annaba conserve des archives uniques relatifs à l’histoire régionale, nationale, voire méditerranéenne. Les deux zones «D», notamment, recèlent les archives complémentaires indispensables à la reconstitution de l’histoire humaine, urbaine, économique et culturelle, des périodes les plus reculées jusqu’aux trois premiers siècles de l’islamisation. «D/ouest» est en rapport direct avec les vestiges de l’aqueduc détruit en 1987, et avec les deux nécropoles antiques, découvertes et détruites en 1993 dans la région du stade et de Sidi Achour ! Les recherches dans cette partie permettraient d’éclairer les rapports de la ville avec l’Edough qui a été, entre autres, le château d’eau de Hippone. «D/sud-est» recèle des documents sur la période des Sévère, empereurs romains d’origine berbère, sur les relations de la ville avec la mer, aussi bien dans l’Antiquité qu’au début du Moyen-âge , avec la navigation fluviale sur l’oued Seybouse qui a été navigable jusqu’au début des temps modernes et avec l’arrière-pays agraire et agricole ! Or, les projets d’élévation d’édifices divers, quelle que soit leur valeur, signifient la destruction définitive et irrémédiable de ces archives, privant les études historiques et archéologiques d’assiettes de recherche unique et irrécupérable en cas de perte par n’importe quel moyen. A quoi servirait le projet d’institut d’archéologie prévu par le POS ?
Car, depuis plus d’un quart de siècle, des parties du patrimoine de Hippone-Bûna-Annaba ont été rasées : le pont antique de l’oued Bedjima en 1986 ; le dernier tronçon de l’aqueduc antique en 1987 ; les vestiges d’une banlieue antique en 1971, lors de l’édification d’Asmidal ; fermes et nécropoles antiques au cours de l’édification des différentes unités de la sidérurgie ; un tronçon des remparts musulmans du XIe siècle vers 1972 ; le mausolée du mystique Belaïd (XVIe siècle.) en 1992 ; violation des cendres de Brahim B. al-Toumi dans son mausolée en 1992 ; une immense nécropole antique, dans la zone du nouveau stade et du campus Sidi Achour en 1993, etc.
On objectera que le plan projette des édifices à caractère culturel et touristique. On répondra pourquoi avoir négligé si longtemps cet aspect ? L’agglomération d’El-Bouni n’a rien reçu de ces équipements, trente ans après les débuts de son existence. Aucun des POS présentés entre 1991 et 1999 n’a réservé un espace pour un projet d’édifice culturel digne de ce nom ! Alors pourquoi, aujourd’hui, vouloir faire payer ces négligences graves au patrimoine historique de Hippone ?
Le grand projet autoroutier, lancé il y a plus de vingt ans, est estimé à environ 4 500km, dont 1216km d’est en ouest, avec un profil de 2x3 voies, 60 échangeurs environ, des aires de repos, des stations service, des relais routiers et des centres d’entretien et d’exploitation. « Une étude d'impact sur l'environnement a été menée pour tenir compte à la fois du milieu naturel, des activités humaines et du patrimoine culturel et archéologique environnant. Des mesures de protection ont été préconisées…..Etablissement de fouilles prospectives dans le cas où l'autoroute projetée traverse un site classé comme site archéologique potentiel…», peut-on lire sur le site officiel du ministère des Travaux Publics (http://www.mtp.gov.dz/autoroute%20est-ouest.htm).
Si la carte ci-jointe donne un exemple de destruction archéologique par le tronçon autoroutier de Aïn El Bey (Constantine), les résultats de la prospection menée ces dernières années par une équipe d’archéologues algériens et italiens dans la wilaya de Tarf permettent d’imaginer l’étendue du désastre patrimonial à venir dans le Parc d’El Kala : 84 sites archéologiques d'époques différentes et 13 concentrations d'outils préhistoriques ont été répertoriés dans la forêt du Djebel Oum El Skek située près du douar El Nehed à l'intérieur de du parc national d'El Kala (bassin de l'oued Jenane (Tusca antique), versant est du lac Tonga et environs de Oum T'Boul). Qu’a-t-on prévu pour la préservation de ces monuments nouvellement répertoriés dans le Parc d’El Kala et ailleurs dans la région si le tracé de l’autoroute les menace ?
En fait, de même que les engagements environnementaux n’ont pas été respectés, les promesses du ministère Travaux Publics de veiller à l’intégrité des vestiges archéologiques sont toutes virtuelles. En novembre 2004 fut organisé à Alger par le Ministère de la Culture et l’Unesco l’ « Atelier euro-maghrébin. Patrimoine et aménagement du territoire. L’archéologie préventive » où ont été confrontées les politiques et stratégies de gestion du patrimoine des divers pays maghrébins à la lumière de l’expérience française de l’INRAP (Institut National de Recherches en Archéologie Préventive) dans le domaine de la prévention des risques de destruction du patrimoine archéologique. Parmi les participants, notons la présence de représentants des ministères algériens de L’Aménagement du Territoire et des Travaux Publics. Il aurait donc fallu non seulement, dès avant le lancement du projet, des prospections, tout le long du tracé de l’autoroute, à la recherche de sites archéologiques mais également, au fur et à mesure des découvertes fortuites par les bulldozers, des opérations d’inventaire et des fouilles de sauvetage des vestiges avant leur destruction irrémédiable. Entamé il y a plusieurs années, sans contrôle archéologique aucun, ce chantier de l’autoroute est-ouest a détruit, et continue à détruire, ces archives du sol si précieuses pour la Mémoire, partout où l’autoroute doit passer, à travers l'Algérie entière et pas seulement dans la région de La Calle. Des milliers de sites historiques de toutes les époques sont ainsi effacés pour toujours, dans l'indifférence générale et malgré une batterie de lois censées protéger le patrimoine archéologique.
S’il revient aux archéologues de défendre le patrimoine archéologique dans un intérêt scientifique, c’est à l’Etat de protéger le patrimoine national pour les générations futures et d’obliger les entreprises privées et publiques à signaler tous travaux et toutes découvertes archéologiques.
Pr Dr Nacéra Benseddik
Historienne de l’Antiquité, épigraphiste, archéologue
AP - Vendredi 4 juillet, 20h14
ROME - Le gouvernement italien entend lutter contre la détérioration du site archéologique de Pompéi au pied du Vésuve.
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Rome a décrété vendredi l'état d'urgence pour l'ancienne cité, une décision qui permettra aux autorités de nommer un commissaire spécial pour superviser la préservation du lieu, a précisé le ministre de la Culture Sandro Bondi.
Grâce à cette mesure, le gouvernement peut généralement diriger plus aisément des fonds vers le site concerné. On ignore dans l'immédiat si ce sera le cas pour Pompéi, qui restera ouverte au public.
Pietro Guzzo, le surintendant de Pompéi, a souligné dans un communiqué que la décomposition et les néglicences de gestion citées par le ministère résultaient de problèmes allant d'un manque de services pour les visiteurs à un personnel en nombre réduit sur le site.
Pompéi est une cité remarquablement conservée témoignant de la vie romaine au 1er siècle. Elle a été détruite en l'an 79 après Jésus-Christ lors de l'éruption du Vésuve, qui a coûté la vie à plusieurs milliers de personnes et enseveli la ville sous les cendres volcaniques. La ville a ainsi été préservée pendant 1.600 ans et a livré de précieuses informations sur le passé.
Dans son édition de jeudi, le quotidien Corriere della Sera a rapporté que des pans de la cité s'écroulaient ou subissaient d'interminables travaux de restauration. AP
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