Les médias et le pouvoir peopolisés et ripolinés nous abrutissent mais on peut résister à l'intox avec internet
C'était un jour pas comme les autres sur les chaînes d'infos, enfin ça aurait pu.En tous cas ça aurait dû. Un jour où sur la scène médiatique, le petit coq n'avait pas la moindre chance de voler la vedette. Un Jour J, où sous l'impulsion d'un individu marqué par un destin exceptionnel, un grand pan d'histoire se met à frémir, comme un lever de rideau, taillé dans l'étoffe des héros : ça vous change du lurex "décomplexé" auquel nous condamne au quotidien notre télé sous la botte d'un chef d'Etat Français.
Hélas le bonheur de cette cérémonie magnifique fut terni, car c'était compter sans l'horrible défilé de bandes annonces sous titrées..Inévitablement, on lit, alors inévitablement, on tombe sur cette incongruïté qui vous flagelle en pleine liesse ".nn.$$. se dit prêt à travailler main dans la main avec Obama"
Et le revoilà donc, l'autre, là, les pieds en plein dans le plat! Mais de quoi il semelle ? Est-ce qu'Obama lui avait demandé quelque chose ? Pourquoi fallait-il encore et toujours qu'il se la ramène, en ce jour télévisé de 2009, qui aurait dû être le plus beau, car ç'aurait dû être un jour sans Sarko...
Ah ç'eût été trop beau si ça avait eu lieu :
Un jour de pur bonheur sans que le pître immonde
Ne vienne saupoudrer son grain de sel vicieux
Obscurcissant d'autant l'écho du Nouveau Monde ....
Pleure peuple Français, il te reste trois ans
A absorber l' image haïe de ce démiurge
Et boire jusqu'au bout la lie de ce tyran
A chaque heure d 'information, comme une purge
A te tordre les mains en suppliant les cieux
Pour qu'enfin des écrans sorte ce spectre odieux
Tout agité de tics, tout pétri de grimaces
Qui n'a d'autre motif que les jets, les palaces
Et se moque du peuple autant que d'une guigne,
Rendant à chaque tour son destin plus indigne :
Les lois, les arrêtés, les "réformes ",iniques
Nous sont assénés comme autant de coups de trique
C'est le règne des loups ! Ne soyons pas moutons
Pour contrer l'imposteur, hâtons sa démission ! ! !
En cinq ans ce nuisible aura fait du dégât
Beaucoup plus que Chirac en 14 ans de sieste.
Autant que Bush aurait commis en trois mandats
Français, ne cherchez plus, le choix entre la peste
Et le choléra a décidément vécu :
A trop tergiverser nous demeurons vaincus
Allions nous, rallions nous, sans faire de manières
Vers un seul objectif tendra notre mission
Ne nos attardons pas à chanter nos banières,
Poussons cet usurpateur à la démission !.
Du MoDem à la gauche et de la droite aux verts
Envoyons Sarkozy paître au diable Vauvert :
Alors s'élèvera parmi ceux qui combattent
Un Obama français, plausible et démocrate.
Nous pourrons à nouveau aimer notre Pays
Et nous aurons plaisir à travailler pour lui.
Yes , we can !
Vive Obama
Vivent les démocrates
..une histoire de politique-fiction ...(mais pour combien de temps encore ?)
Aujourd'hui, 11 novembre 2027, nous, faisceau 144 de la Garde -Chiourme Nationale, nous voilà rassemblés au garde-à-vue devant le monument aux morts de la ville.
L'Omni-président-à-vie Narcozy de Bronca va venir en personne nous décorer de la médaille de la Nationale Education, de la Modernisation et de la Réforme, âprement gagnée au combat.
C’était il y a un peu plus de cinq ans au cours de la quinzième année du règne éternel de notre Omni-Président. Je m’en souviens comme si c’était hier :
Moi, Norbert, modeste caporal de la Garde Chiourme Française, ainsi que mes camarades soldats, venions d’être affectés, en ce mois de septembre 2022, à la surveillance rapprochée d'un des nouveaux pluri-collèges modernisés et Narcox-réformés de la banlieue Lyonnaise.
Les bâtiments gris préfabriqués s'étiraient sur plusieurs hectares en friche, à l'écart de la Ville.
Les classes étaient d'environ 60 disciples, et les tranches d'âges allaient de 4 à 14 ans. Les cours, assurés par des moniteurs-répétiteurs sans diplôme particulier, étaient consignés dans des manuels : il n’y avait plus qu’à les faire ânonner aux disciples, tâche monotone et subalterne qui avait premis de supprimer la longue formation d' élèves-maîtres, devenue inutile en l'occurence.
Le bon déroulement des heures dites "d'enseignement répétitif" était supervisé par des surveillants diplômés, placés sous la houlette d'une dizaine de superprofesseurs, qui dirigeaient les travaux, de la maternelle jusqu'à la troisième. Certes, le niveau de connaissances des jeunes français avait considérablement baissé mais, en parallèle, on pouvait voir monter chaque jour un peu plus dans les sondages la cote de l'omniprésident Narkozy et de son Premier ministre éducatif X Narcos : C'était donc un véritable succès de pédagogie politique, comme le signalait régulièrement la Une du Journal unique et gratuit de notre Pays : " La Vérité Publique ".
L'ensemble de cet ingénieux dispositif avait été mis au point par X Narcos lui-même et avait permis à l'Etat-Nation de faire quelques économies pour financer les banqueroutes chroniques. Ceci avait valu à X Narcos un mandat ministériel indéfiniment renouvelé et ce, malgré la fronde perpétuelle dont son ministère était l’objet.
D’ailleurs, justement, à l’époque dont je vous parle, une nouvelle grève se préparait : pour demander plus d’effectifs encadrants, moins d’élèves par classe, plus de moyens en papeterie et en mobilier ...bref, que sais -je encore ? C'était toujours la même ritournelle !
Ces fainéants d’éducateurs nationaux, parasites d’Etat, cherchaient par tous les moyens d’alléger leurs conditions de travail, alors qu'ils bénéficiaient d'avantages considérables :
Songez, par exemple, qu'ils peuvent prendre leur retraite à 70 ans, au lieu de 75 ans comme tout le monde ! Nous autres militaires la prenons à 45, mais nous, ce n’est pas pareil : nous défendons l'Etat-Nation Franco-français contre les terroristes grévistes et les ultra-gauchistes, c'est un dur métier !
Au jour J de la grève, nous étions fins prêts à entrer dans l’Histoire Réformiste de la Nationale Education. C’était un grand moment pour les faisceaux de la Garde- Chiourme Française ! Les communes, ne disposant plus de services périscolaires, ne pouvaient plus assurer la surveillance rendue obligatoire par loi Narcos les jours de grève : c'est donc à nous, glorieux soldats, que revenait la tâche solennelle de la faire appliquer à la lettre.
Regroupés à 500 m de distance du pluri-collège, après une Marseillaise hurlée par la sono pour couvrir d'éventuels sifflets, nous récitâmes en choeur et par coeur la lettre de Guy Môcquet.
Pendant ce temps-là, devant l’enceinte vide et fermée du bâtiment, les moniteurs -répétiteurs, ainsi que les surveillants, commençaient à distribuer leurs tracts terroristes et à déployer leurs banderolles d'ultra-gauchistes. On pouvait y lire, entre autres " Les hommes et les étudiants naissent libres et égaux en droit " Un slogan scandaleux qui fit couler beaucoup d'encre et valut un procès retentissant à ses auteurs ! Narcozy merci, ils ont fini par le perdre le 5 juillet 2025, en arbitrage référé de contre-appel, pour détournement plagiaire sans citation des sources, au titre du 1.254.368 ème amendement N de Bronca sur le droit des Usagers )
Mais revenons-en à cette scène mémorable :
Au son du clairon, sur l'air d'" ouvrez le ban !" notre général en chef, mitraillette à la main, ordonna l’ouverture des grilles. Aussitôt, les parents-usagers entrèrent dans la cour d'honneur du pluri-collège avec leur progéniture ( Ils étaient pressés de la faire garder, afin d'aller vite travailler plus pour gagner plus, comme c'était écrit dans notre contrat social- national.)
Alors, lentement et sans bruit, nous approchâmes de l'enceinte du pluri-collège, prêts à assurer notre noble mission. Nous avancions en droite ligne, passant si besoin était sur la foule des manifestants, comme on nous l'avait enseigné pendant les grandes manoeuvres.
Les manuels d'ânonnement, les martinets, les bonnets d'âne et les feuilles de pensum avaient été dûment placés à bord de nos blindés : nous allions pouvoir remplacer les moniteurs-éducateurs en grève sans problème.
Nous pénétrâmes donc dans l'enceinte du pluri-collège pour y appliquer avec détermination, au nom des principes modernes de la Nationale Education réformée,la fameuse
loi Narkos sur le sévice minimum .
Un courant d'air en embuscade
Faisait chanter les barricades
Rappelle-toi c'était avant
Les funérailles du printemps
On naviguait dans la tourmente
A peine née déjà mourante
A vue avec pour tout quadrant
L'insouciance des amants
On n'avait pas le temps de lire
Le roman noir de nos délires
S'écrivait parmi les pavés
De notre rue éparpillée
On avait vingt ans ou dix huit
Sur les murs de soixante-huit
Même si l'encre s'effaçait
La mer toujours recommençait
Rappelle-toi c'était hier
On croyait refleurir la terre
A présent même les regrets
Ont déserté nos mois de Mai
Un courant d'air en embuscade
T'attendait sur les barricades
Il t'a collé au mur d'argent
L'amour est morte avec le vent
§
Dors mon ptit Quinquin
Tu n's'ras pas marin
Ni gabier ni capitaine
Ni corsaire de la Reine
Ta corvette est échouée
Dans la baie des eaux usées
Où s'éteignent les baleines
Dors mon ptit Quinquin
Tu s'ras fantassin
Dors mon ptit quinquin
Tu chant'ras latin
A la grand'messe papale
Vois l'hiver des cathédrales
Les arcardes de naguère
Ont la voussure fatale
Des ogives nucléaires
Dors mon ptit quinquin
C'est déjà demain
Te voici sur cette terre
Avec toute la misère
Qu' a fabriquée l'être humain
Mais n'en veux pas à ta mère
Mais n'en veux pas à ton père
Si au milieu de leur nuit
Il y eut une clairière
Où ton étoile a jailli
Ne sois pas chagrin
Il est toujours des clairières
Pour les hommes qui espèrent
Pour les hommes de demain
Dors mon ptit Quinquin
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