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L arme la plus puissante entre les mains de l oppresseur est l esprit de l opprimé. Steve Biko Répondre

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Un blog anticolonialiste pour comprendre la situation de la Réunion.

La Gwadloup sé tan nou, La Gwadloup a pa ta yo
Voici une petite vidéo sur la lutte du LIYANNAJ KONT PWOFITASYON

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article80827


Voici une autre vidéo sur les békés

http://www.megavideo.com/?v=1Q1M01NV$

FACE À LA CRISE
L’économie de nos îles est dominée par huit familles »
Entretien avec Michel Branchi, économiste, dirigeant du PC martiniquais et ex-commissaire de la concurrence et de la consommation.
Fort-de-France (Martinique),

envoyée spéciale.

Pour quelles raisons la vie est-elle si chère aux Antilles et à la Guyane ?

Michel Branchi. L’expression « vie chère » est utilisée ici de longue date. Dès les années 1950, les fonctionnaires de l’État, après la départementalisation, se sont battus pour obtenir une prime dite de « vie chère » de 40 %, toujours en vigueur aujourd’hui. Historiquement, les Antillais ont toujours été très sensibles à la différence de prix avec la France.

Il existe des raisons objectives à cette situation, liées à la dépendance coloniale. Depuis l’époque de l’esclavage, la plupart des denrées sont importées de France.

Dans une telle architecture économique, le différentiel de prix est justifié par les importateurs par le coût du transport. Qu’il y ait une différence de prix entre un produit vendu en France et un produit vendu ici, ce n’est pas surprenant. Reste à savoir si cette différence de prix est justifiée par l’éloignement. On peut assurément répondre « non ». L’écart atteint aujourd’hui des niveaux sans rapport avec le coût du transport et vient surtout grossir les profits des importateurs et des distributeurs.

Les grévistes dénoncent le rôle des « monopoles » et la mainmise d’une « minorité » sur l’économie de ces îles…

Michel Branchi. L’économie de la Martinique et de la Guadeloupe est dominée par huit familles qui détiennent, par exemple, les grandes surfaces. Ce secteur est extrêmement concentré. La concurrence n’est pas inexistante, mais elle est très faible. On ne se fait pas la guerre, on est entre soi. Il y a des raisons historiques, culturelles et patrimoniales à ces comportements : ceux qui détiennent le monopole du commerce sont des békés, descendants des colons esclavagistes. Ces - monopoles ont les mains d’autant plus libres que la- dimension du pays leur assure un marché fermé, avec des consommateurs captifs. Plus généralement, la théorie libérale qui a conduit à la libération des prix, renvoyant leur régulation à la « main invisible » de la concurrence, a causé des dégâts épouvantables. Cette absence de règles a aggravé le différentiel de prix avec la France. L’État libéral est devenu impuissant. Il a renoncé à ses obligations. Il ne se donne même plus la peine d’étudier la structure des prix, de faire des relevés. Les administrations d’État chargées de ces tâches ont été progressivement démantelées, privées de moyens. Il n’y a plus ni évaluation, ni contrôle. Les distributeurs font ce qu’ils veulent, libres d’agir dans l’opacité la plus totale.

Ces groupes économiques pratiquent par ailleurs des politiques salariales très restrictives. Le blocage des salaires a-t-il attisé la crise sociale qui éclate aujourd’hui au grand jour ?

Michel Branchi. Absolument. La Martinique et la Guadeloupe sont des pays de bas salaires. En 2005, les salaires étaient en moyenne de 12 % moins élevés que ceux pratiqués en France hexagonale. Une étude récemment publiée par la revue Business News montre surtout que le niveau des salaires demeure le même tout au long d’une carrière. On peut commencer sa vie professionnelle au SMIC et la finir au SMIC.

Quelles sont, ici, les incidences de la crise globale du système capitaliste ?

Michel Branchi. Cette crise arrive aux Antilles par différents canaux. Le premier, c’est la flambée des prix des carburants, facteur déclenchant de la protestation, d’abord en Guyane, puis à la Guadeloupe et à la Martinique. Le coupable dans cette affaire n’est pas, à mon avis, la Société anonyme de raffinement des Antilles (SARA), comme veut le laisser entendre le gouvernement. D’ailleurs, démanteler une telle société reviendrait à remettre les clés de ce marché à des importateurs qui s’enrichiraient encore sur le commerce de carburant transformé ailleurs. Le problème, c’est le capitalisme international : la guerre en Irak, la spéculation sur le prix du baril de brut, avec des multinationales qui rechignent à répercuter les baisses.

Le second canal, c’est notre dépendance à l’égard des transferts budgétaires de l’État français. Nous sommes frappés de plein fouet par l’austérité budgétaire. Les collectivités locales soutenaient, jusqu’ici, une partie de la population. Or les baisses de leurs dotations les mettent en difficulté, et cela ne va pas s’arranger avec la suppression annoncée de la taxe professionnelle. Le conseil général de la Martinique, par exemple, va diminuer ses investissements de 30 % en 2009.

Le troisième canal, c’est bien sûr les banques. Celles-ci ont durci les conditions d’accès au crédit et renchéri les taux. Cela provoque l’asphyxie des TPE (très petites entreprises), qui constituent une part importante du tissu économique de nos îles.

Entretien réalisé par Rosa Moussaoui

Source : http://www.humanite.fr/2009-02-10_Politique_-L-economie-de-nos-iles-est-dominee-par-huit-familles
vendredi, 27 février 2009 - 14:11 (CET) Lien permanent | 0 commentaires
Ils sont Réunionnais !
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Voici quelques personnalités Réunionnaises


Kamnouze - J'Accuse Ces Mots

Tags: réunionnais, réunionnaise
mardi, 3 juin 2008 - 08:09 (CEST) Lien permanent
A bas le colonialisme
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Tags: colonialisme
lundi, 6 août 2007 - 15:57 (CEST) Lien permanent
Il est fini le temps des colonies
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Le président du 3ème pays marchand d'armes au monde à dit :

« Je n'accepte pas qu'on veuille habiter en France sans respecter et sans aimer la France, je n'accepte pas qu'on veuille s'installer en France sans se donner la peine de parler et d'écrire le français » Nicolas Sarkozy-14 janvier- Porte de Versailles

Après un tel discours Monsieur le Président qu'aller vous faire de tous ses réunionnais qui n'écrivent et parlent pas le français ? Entre ceux qui l'écrivent et le parle "approximativement" dans un style bien à eux qu'aller vous faire ? Les renvoyer chez eux ?
Tags: colonie
lundi, 6 août 2007 - 15:53 (CEST) Lien permanent
Les complexes du colonisés
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Frantz Fanon (1925-1961) : un des maîtres à penser des intellectuels du Tiers-Monde

Né en 1925, et décédé à 36 ans, Frantz Fanon eut le temps de marquer de son empreinte son époque. Par Paul Yange

La pensée de Frantz Fanon (1925-1961) a influencé de nombreux intellectuels du tiers-monde. Né le 25 juillet 1925 en Martinique d’un père fonctionnaire aux Douanes et d’une mère commerçante, Frantz Fanon fréquente le lycée Schoelcher où il a comme professeur Aimé Césaire. A la fin du lycée, en 1943, il rejoint les forces françaises libres. Il suit une formation de sous-officier à Bejaia, en Algérie, et participe à la libération de la France. À la fin de la guerre, il est en Allemagne blessé, décoré et démobilisé.

Après un bref séjour en Martinique, il poursuit des études de médecine à la Faculté de Lyon et devient psychiatre. Dans un de ses essais resté fameux, "Peau noire, masques blancs", paru au début des années 50, il étudie les conséquences humaines du colonialisme et du racisme. Il y dénonce le désir de se blanchir, d’adopter un masque blanc, et son texte constitue, entre autres, une étude psychologique des complexes antillais nés du racisme et de la colonisation. Il fait le portrait de l'homme noir antillais, victime des préjugés de couleur et des complexes d'infériorité qu'il a intériorisés. Il théorise l'aliénation psychotique provoquée par l'oppression coloniale. Il est critique vis-à-vis du concept de négritude développé par Césaire et Senghor, concept qui le laisse sur sa faim car il le considère comme trop réducteur. Ce concept constitue selon Fanon, une nouvelle phase dans le développement de la conscience noire, mais doit rapidement être dépassé. Le danger consistant selon lui, à se laisser enfermer dans l’essentialisme, c’est à dire une identité noire unique et figée :

« Le Noir veut être comme le Blanc. Pour le Noir, il n y a qu’un destin. Et il est blanc. Il y a de cela longtemps, le Noir a admis la supériorité indiscutable du Blanc, et tous ses efforts tendent à réaliser une existence blanche. N’ai je donc pas sur cette terre chose à faire qu’à venger les Noirs du XVIIè siècle ?

(…) Je n’ai pas le droit moi homme de couleur, de rechercher en quoi ma race est supérieure ou inférieure à une autre race.

Je n’ai pas le droit, moi homme de couleur, de me préoccuper des moyens qui me permettraient de piétiner la fierté de l’ancien maître.

Je n’ai ni le droit ni le devoir de d’exiger réparation pour mes ancêtres domestiqués. (…)
Vais je demander à l’homme blanc d’aujourd’hui d’être responsable de tous les négriers du XVIIè siècle ? (…)

Ne voulant pas faire figure de parent pauvre, de fils adoptif, de rejeton bâtard, le noir va t-il tenter de découvrir fébrilement une civilisation nègre ? Que surtout l’on nous comprenne. Nous sommes convaincus qu’il y aurait un grand intérêt à entrer en contact avec une littérature ou une architecture nègres du IIIè siècle avant jésus-christ. Nous serions très heureux de savoir qu’il exista une correspondance entre tel philosophe nègre et Platon. Mais nous ne voyons absolument pas ce que ça pourrait changer dans la situation des petits gamins de huit ans qui travaillent dans les champs de canne en Martinique… »

Après un bref séjour comme psychiatre en Normandie, Frantz Fanon arrive en Algérie, à l’hôpital psychiatrique de Blida, joyau du système hospitalier colonial. Fanon et ses collègues y critiquent les conclusions de l’école d’Alger qui décrivaient les Algériens comme des êtres incapables d’exprimer une vie intérieure, de se projeter dans l’avenir, et qui étaient par essence crédules, menteurs et voleurs. C’est à Blida que Fanon prend contact avec les nationalistes algériens. En février 1955 paraît dans « Esprit » un article dans lequel il souligne l’écart entre l’engagement révolutionnaire africain et l’assimilation des antillais. Il participe au Congrès des écrivains et artistes noirs où sa présentation s’intitule « racisme et culture ». Mais bientôt il éprouve des contradictions entre son travail de psychiatre et son engagement militant. En 1956, il envoie sa lettre de démission au ministre-résident , Robert Lacoste, proclamant que comme psychiatre, il ne peut renvoyer ses patients dans une société qui fondamentalement les aliène et les déshumanise. Fanon est expulsé par les autorités coloniales en janvier 1957...

C'est presque naturellement qu'il est contacté par le Front de Libération Nationale algérienne, avec lequel il va collaborer jusqu'à sa mort, devenant le représentant de l'Algérie en guerre à l'étranger. Observateur soucieux des premières indépendances africaines, il prônera sans relâche la solidarité et l'unité africaine : " Chaque Africain doit se sentir engagé concrètement, et doit pouvoir répondre physiquement à l'appel de tel ou tel territoire… Il importe de ne pas isoler le combat national du combat africain. " Durant l’été 58, Fanon est grièvement blessé par une mine placée en dessous de sa voiture. Il part à Rome en convalescence et échappe de peu à un attentat organisé par la Main Rouge (une organisation terroriste fasciste), et rencontre Sartre et Simone de Beauvoir. En décembre 1958, il est membre de la délégation algérienne au Congrès panafricain d’Accra. Fin 1960, Fanon reçoit la confirmation du diagnostic de leucémie dont il est atteint depuis quelques mois déjà.

Il se met à la rédaction d’un livre qui se veut le manifeste des colonisés, qui connaîtra un succès planétaire, et deviendra le livre de chevet de toute une génération. Ce sera "les Damnés de la terre", écrit de mai à octobre 1961. Il accepte de se faire soigner aux Etats-Unis et part pour l’hôpital de Bethesba à Washington. Sartre a accepté de préfacer son livre, Fanon en est très heureux. Son éditeur François Maspéro lui envoie un exemplaire de son livre fin novembre 1961. Il décède le 6 décembre, à l’âge de 36 ans. Le 12, il est enterré comme il l’avait souhaité en terre algérienne. Depuis 1965, sa tombe est au cimetière d’Ain Kerma en Algérie.

"Le colon fait l'Histoire et sait qu'il la fait. Et parce qu'il se réfère constamment à l'histoire de sa métropole, il indique en clair qu'il est le prolongement de cette métropole. L'histoire qu'il écrit n'est donc pas l'histoire du pays qu'il dépouille mais l'histoire de sa nation en ce qu'elle écume, viole et affame. L'immobilité à laquelle est condamné le colonisé ne peut être remise en question que si le colonisé décide de mettre un terme à l'histoire de la colonisation, à l'histoire du pillage, pour faire exister l'histoire de la nation, l'histoire de la décolonisation".

"Il n'y a pas de mission nègre, il n'y a pas de fardeau blanc".

Frantz Fanon

Source : http://www.grioo.com


Ce qui est finalement réconfortant dans toute cette histoire c'est que les réunionnais ne sont pas si unique que cela dans leur genre. En effet, nous avons les mêmes symptômes que les autres territoires ou Léta kolonyal a marqué au fer rouge "sa propriété". Nous avons hérités des mêmes complexes d'infériorités que les antillais qui on eu un passé similaire au notre. Moi noir ! Jamais ! Le réunionnais cherchera toujours à se justifier et il cherchera avec les moyens qu'il a en sa possession... à travers son métissage ses origines blanches et européennes. Que se soit à travers, son nom de famille, des membres de sa famille qui serait de couleur blanche ou encore son teint de peau clair... le réunionnais se considère comme un blanc. Matraquage esclavagiste, engagiste, colonialiste, assimilationniste, médiatique... La norme est au blanc depuis le début du peuplement et rien n'a changer depuis. Les réunionnais bien que beaucoup revendique ce qu'il ne sont pas, la couleur de lait ne leur appporte manifestement pas de travail, de logement... pirent ils sont toujours à genoux, conditionnés, soumis et bien sur dépendants.

Maronèr ,
Tags: noir
lundi, 16 juillet 2007 - 19:20 (CEST) Lien permanent

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