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mere louve

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je suis maman, prétresse et femme. Parti a la rencontre de la magie de la Terre-Mère, je vous invite a me suivre.

Le souffle de l'Awen
Le souffle de l'Awen agrandir
Le souffle de l'Awen

Le sens fondamental de l'Awen est "souffler, souffle , vent, inspiration", car l'inspiration est une inhalation, l'absorption d'un souffle. Cela se réfère tout d'abord à l'inspiration poétique, où les mots sont exhalés par le vent, mais cela est essentiel pour l'exécution continue et habile de toutes les formes d'art, comme les maitres le savent.

Faites cette méditation avant d'aborder n'importe qu'elle forme d'inspiration artistique, que ce soit jouer d'un instrument , danser, écrire ou tisser.

Asseyez-vous devant votre autel ou un autre endroit confortable, et imaginez que vous êtes assis sur un bassin qui est un océan profond.
Faites une longue, lente, profonde inspiration, inspirez l'énergie de ce bassin dans votre corps,comme une rivière....
Faites que cette rivière coule dans toute la partie inférieure de votre corps, à travers vos pieds, vos jambes et votre bassin, comme un ruisseau argenté de lumière...
Maintenant, faites la monter a travers votre plexus solaire jusqu'à votre coeur, et laissez-la circuler avant d'expirier vers le bas...le bas.. en descendant la partie inférieure de votre corps et en le faisant ressortir par vos jambes et vos pieds.
Faites cela plusieurs fois jusqu'à ce que vous sentiez que cela arrive automatiquement dans l'arrière-plan de votre conscience...Et maintenant, imaginez au-dessus de vous, il y a un soleil brillant, doré, qui traverse votre corps de rayons de lumière.
Ressentez le flot de lumière dorée dans votre tête, dans votre cou et vos épaules où il se mélange et circule avec les autres courants qui viennent d'en bas....
Maintenant, chaque fois que vous inspirez , inspirez l'énergie du Règne océanique, la lumière argentée de l'Inframonde....et expirez l'énergie du Ciel, la lumière dorée du Monde supérieur....Et continuez la respiration jusqu'à ce que vous ayez une sensation de chaleur, de picotement, ou de plénitude dans la région du coeur...Faites-en circuler un peu dans vos épaules, vos bras, vos mains.
Continuez pendant au moins 10 minutes, puiq, restant toujours dans cette sensation, ouvrez les yeux et exprimez-vous jouant de la musique, peignant, dansant, écrivant....
vous pouvez maintenant détendre la respiration mais pensez toujours a respirer librement et profondément et à laisser l'inspiration couler de votre coeur dans votre travail.

trier du livre de Mara Freeman, "Vivre la tradition celtique, au fil des saisons"
samedi, 22 septembre 2007 - 17:10 (CEST) Lien permanent | 3 commentaires
Chaudron Gundestrup.....
Chaudron Gundestrup..... agrandir



Répondre en citant

Et oui, ce beau chaudron, j'ai eu le plaisir de l'avoir sous les yeux quand j'etait au Danemark, et je ne résiste pas à vous presenter son histoire et les divers aspects esoteriques des dessins qui ornent non seulement ses cotés, mais aussi l'intérieur même du chaudron, temoignages magnifiques de rites d'un autres ages... celui des Celtes.

Les mystères du « chaudron magique » des Celtes : le chaudron de Gundestrup



Le chaudron de Gundestrup est un chaudron, ou vase, datant du I er siècle av. J.-C. retrouvé dans une tourbière du Jutland au Danemark. Il est constitué de l'assemblage de 13 plaques d'argent, (12 richement décorées par martelage et une circulaire constituant le socle et le fond), et mesure 42 cm. de haut pour un diamètre de 69 cm. Il est conservé au Musée National du Danemark de Copenhague, ou votre narratrice l’a vu Wink, dont il est une des pièces les plus célèbres. Il a certainement été fabriqué au premier siècle avant JC, par un peuple qui pourrait être des thraces d’Europe du sud est, qui se seraient appelés les Triballes…En effet, on a cru longtemps que ce chaudron provenait de la Gaule, mais il s'avère aujourd'hui qu'il aurait été fabriqué dans un atelier de l'Europe celtique orientale, peut-être en Hongrie, au Ier siècle av JC. On pense que ce chaudron était un trophée de guerre ramené au Danemark et jeté, à titre d'offrande, dans la tourbière où on l'a retrouvé. Formé de plaques d'argent repoussé, il illustre en un fourmillement d'hommes, de bêtes, d'êtres fabuleux, une histoire dont le sens demeure énigmatique. Le chaudron, de 70 cm de diamètre, est formé de plaques d'argent repoussé. Il présente de nombreux dessins et gravures sur toutes ses faces, dont certaines prouvent à elles seules la qualité artistique de l’orfèvre qui l’a réalisé. Ses faces sont d’ailleurs empreintes de symboles ésotériques, ce qui laisse présumer un usage rituel et religieux. Le chaudron, comme contenant, a pu être employé pour des libations rituelles, des offrandes, ou encore la fabrication de boisson rituelles ou même de plats.


Description et interprétation des scènes du chaudron de Gundestrup
(source : l’encyclopédie Quillet)


Les représentations sur les plaques du chaudron de Gundestrup expriment symboliquement, avec un détail particulier, les mythes de la cérémonie pour laquelle il était destiné. On sait que le chaudron est l’instrument principal de la cuisine des Celtes qui, sauf exception, y font bouillir la viande et y fabriquent la bière. Les documents littéraires irlandais mentionnent les chaudrons à Dagde, à Goibniou et, dans le pays de Galles, à Branwu, qui aurait possédé un chaudron au pouvoir régénérateur. La décoration tout entière du vase d’argent de Gundestrup est en rapport étroit avec son usage religieux, sacrificiel. Dans le fond est figuré un sacrifice, le pourtour répète le sacrifice et développe le mythe de la naissance des Dieux. À l’extérieur sont représentés les conditions du sacrifice, le temps, le cycle des saisons et des fêtes qui leur correspondent.


Les Dieux du chaudron sont les dieux des fêtes, dont le rite principal est un sacrifice qui a pour objet d’assurer les plus belles récoltes, le croît du bétail, la naissance de beaux enfants ou la prospérité de la tribu. A l’occasion de ces cérémonies, s’ouvre le monde des morts, que les vivants peuvent alors ressentir. Sur le vase apparaissent le carnassier androphage, la Chienne-louve mangeuse d’hommes de l’Océan, représentations de l’autre monde et aussi de la mer. César parle, dans la « Guerre des Gaules », de sacrifices humains à l’occasion de ces fêtes, notamment des ennemis capturés par les Celtes au cours de sanglants combats. Plus il y a de victimes, plus il est possible de sortir d’âmes de l’autre monde. La mort est le moyen d’échanger une certaine quantité de vies contre des vies nouvelles, ce qui fait là aussi appel au mythe de la renaissance, du cycle des vies, de la croissance et des saisons.





Pour revenir aux décorations du vase de Gundestrup, trois victimes y sont figurées: l’homme, le taureau et le cerf, dont le sacrifice ne paraît pas, mais qui sont représentés dans une attitude sacrificielle. Les scholies bernoises de Lucain expliquent la nature des sacrifices humains sur l’une des plaques du chaudron: c’est un sacrifice à Teutatès, au cours duquel la victime était noyée dans un demi-tonneau où elle était plongée la tête la première, rite également pratiqué en Irlande (Mais cette scène pourrait aussi signifier un autre rite religieux, une sorte de baptême).
Ces récits donnent l’interprétation de la cérémonie qui est un sacrifice de résurrection. De même le sacrifice à Taranis, annuel celui-ci et au cours duquel les victimes étaient brûlées, est une offrande de fêtes, où plus il y avait de victimes, plus la moisson devait être bonne. A Esus, on offrait des hommes que l’on pendait aux arbres. Il n’y a pas cependant que des victimes humaines parmi les offrandes, et le vase de Gundestrup fait assister à l’immolation d’un taureau qui est une victime de choix. Le chaudron a encore été utilisé, comme l’ont prouvé les scientifiques et archéologues qui l’ont étudié, pour un sacrifice végétal, le sacrifice des grains utilisés dans la fabrication de la bière. Le chaudron a servi à faire la bière rituelle, la boisson qui procure l’extase bachique, dans un culte qui avait pour objet les prémices de la moisson (cultes associé chez les celtes à la déesse EPONA). Dans les rites qui se déroulaient à l’occasion des fêtes, le sacrifice se manifeste encore sous d’autres formes, jeux, courses, où le vainqueur est une victime qui meurt.
bref, loin d'être comme le pretendent (encore) certains, un peuple barabare, sans croyance et enfoncé dans le plus pur obscurantisme qui soit, les Celtes ont maintes fois demontrés leur finesse, la compléxité de leur rite, de leur croyance et par la même de leur société, d'uatant plus difficile a apprehender qu'il existe peu ou pas de trace ecrite. mais il existe de magnifiques témoignages de leur habileté, de leur sens de l'estéthisme, et de leur croyances, comme le trés beau et brillant chaudron de Gundestrup.

Source : Encyclopédie Quillet.


Le chaudron de Gundestrup


Le chaudron d'argent de Gundestrup, trésor mondialement célèbre, atteste la coexistence manifeste-ment pacifique entre deux peuples. Il est décoré de symboles de dieux germaniques mais témoigne aussi du travail caractéristique d'orfèvres thraces.


Les Cimbres ont déjà parcouru 1 600 km quand ils arrivent dans la région du Danube, la Hongrie et la Roumanie actuelles. Là, ils croisent le chemin des Scordisques, peuple celtique, et des Thraces. Du Danube, les Cimbres ont rapporté au Danemark un trésor mondialement connu : le chaudron de Gun-destrup. Un paysan danois trouvera dans une fondrière ce chaudron en argent d'une valeur inestimable, lourd de dix kilogrammes.


(BILD1)
Le chaudron de Gundestrup


C'est l'une des plus belles œuvres d'art de l'époque des grandes invasions. Etait-ce un vase sacrificiel - " un Saint-Graal " ? L'iconographie magique, les animaux exotiques inconnus dans le nord posent énigme sur énigme aux archéologues.

On y reconnaît des guerriers celtes qui partent pour la bataille. Buvaient-ils de l'hydromel dans ce chaudron pour s'enivrer de leurs victoires ? Ou bien y laissaient-ils couler le sang d'ennemis égorgés ?


Un travail de détective


Le chaudron appartient au patrimoine national du Danemark. Longtemps, on a cru qu'il provenait du nord de l'Europe. C'est faux, déclare l'archéologue Flemming Kaul. Le chaudron que les Cimbres ont ramené au Danemark était probablement un butin ou un présent. Mais comment le prouver ?


(BILD2)
Détail du chaudron de Gundestrup

Pendant des années, Flemming Kaul en a étudié le moindre détail à la manière d'un détective. On y voit certes des guerriers dont les boucliers ressemblent à ceux que l'on connaît dans le Nord de l'Europe. Ils font sonner le carnyx, l'effrayante trompette de guerre, et portent des casques arborant les symboles de dieux germains.
Malgré cela, Flemming Kaul en est convaincu : ce travail d'orfèvre n'est pas l'œuvre des Cimbres. Un indice important : une déesse portant un collier thrace. Un torque identi-que a été trouvé près du chaudron.


Offrande aux dieux ?


Le chaudron était un symbole d'amitié entre les Cimbres et les peuples rencontrés. En faisant des comparaisons avec d'autres découvertes, Flemming Kaul est arrivé à une conclusion : seuls les orfè-vres thraces étaient capables de réaliser un tel chef-d'œuvre. Ce sont eux que les Cimbres ont dû ren-contrer au cours de leur migration. Mais où donc ?

Le chaudron de Gundestrup a certainement été fabriqué dans une région où ces deux peuples ont sé-journé ensemble et, à notre connaissance, cela n'a pu être le cas que dans le nord-ouest de la Bulgarie ou le sud-ouest de la Roumanie. C'est donc de là que les Cimbres ont rapporté le chaudron et le torque au Danemark. Ces objets témoignent de leur migration jusqu'au Danube. Le trésor a été immergé, à ti-tre d'offrande, dans une fondrière près de Borremose.

Peut-être pour remercier les dieux de l'issue favorable des combats, peut-être pour exaucer leur prière de trouver une patrie plus hospitalière.

Source : http://www.arte.tv/fr

jeudi, 5 juillet 2007 - 10:30 (CEST) Lien permanent | 3 commentaires
Les Chakras.
Les Chakras. agrandir
Je voudrai vous parler des chakras. Le mot veut dire, roue, disque, en Sanskrit.

Les chakra spirituels sont décrits dans le Kundalinî yoga[1], représentés par des fleurs de lotus et marquant, sur le corps spirituel de l'homme, la progression de l'énergie sexuelle le long des nâdi (canaux), sushumna (canal central parasympathique), ida (canal sympathique gauche) et pingala (canal sympathique droit), qui relient entre eux les chakra (centres d'énergie). Les chakra sont aussi reliés par un circuit plus direct appelé merudanda. Dans le tableau ci-dessous, les couleurs de la colonne de gauche suivent la convention généralement adoptée par le mouvement New Age, les couleurs de la colonne de droite sont celles généralement mentionnées dans les écrits traditionnels (à noter qu'il existe cependant des divergences suivant les traditions).

Chakra élément représentation emplacement déité associée Qualité couleur traditionnelle
Sahasrâra
सहस्रार

Vibration lotus à 1000 pétales Fontanelle Shri Paramashiva Conscience couleur flamboyante
Âjnâ
आज्ञा

Esprit (Manas) lotus à 96 pétales Chiasme optique Shri Mahaganesha Pardon blanc brillant
Vishuddha
विशुद्ध

Éther (Âkâsha) lotus à 16 pétales gorge Shri Krishna Communication
Anâhata
अनाहत

Air (Vâyu) lotus à 12 pétales cœur Shri Durga Courage, Sécurité
Manipūra
मणिपूर

Feu (Tejas) lotus à 10 pétales Estomac Shri Vishnu Satisfaction, Paix
Svâdihsthana
स्वाधिष्ठान

Eau (Âpah) lotus à 6 pétales nombril Shri Brahma Connaissance & créativité
Moolâdhara
मूलाधार

Terre (Prithivî) lotus à 4 pétales Pelvique Shri Ganesha Innocence et Sagesse

Le dernier chakra sahasrâra , mot d'origine sanscrite signifiant « chakra aux mille pétales », correspond à la réalisation de la montée de la kundalinî.

La plus ancienne mention connue des chakras se trouve dans les derniers Upanishad (plus spécifiquement, le Brahma Upanishad et le Yogatattva Upanishad). Upanishad indique le déplacement physique vers le maître (upa), le mouvement vers le bas pour s'asseoir (ni), et (shad), l'écoute respectueuse de son enseignement.

Les sept chakra principaux sont décrits comme formant une colonne lumineuse (colonne d'argent) partant de la base de la colonne vertébrale jusqu'à la base la tête. Chaque chakra est associé à l'énergie d'une certaine couleur, à de multiples fonctions spécifiques, à un aspect de la conscience, à un élément classique et encore à d'autres choses.

Ordre des chakra, de haut en bas :

source : wikipédia.

Pour tout connaître sur vos chakras et canaux d'énergie, commençons par ce schéma du système subtil.


Nous avons 3 canaux (3 lignes verticales sur le schéma) et 7 chakras (7 ronds numérotés sur le schéma).


La fondatrice de Sahaja Yoga Shri Mataji a reçu de nombreux titres et reconnaissances internationales pour sa connaissance sur le fonctionnement de ce système subtil sur notre être et dans de nombreux domaines.


Nos trois canaux d'énergie régulent notre être


Notre être s’organise autour de 3 canaux principaux. Les canaux droit et gauche ont pour support biologique notre système nerveux sympathique. Ils sont sollicités de cette manière :.


• Le canal droit est sollicité pour toute activité physique, créatrice ou mentale. C'est le canal de l'action.


• Le canal gauche quant à lui, gère nos comportements émotifs, affectifs, et sensibles. C'est le canal des émotions.


• Le canal central enfin qui a comme support biologique notre système nerveux parasympathique gère nos fonctions dites autonomes (respiration, battement du cœur, ...). C'est le canal de notre évolution spirituelle où circule notre énergie Kundalini.


Dans nos chakras sont les sources de nos qualités intérieures


Le mot sanskrit "chakra" signifie roue.


Ces centres d'énergie ou chakras correspondent à nos principaux plexus nerveux dans le corps. Ces chakras possèdent certaines qualités (voir tableau des chakras ci-dessous) que nous pouvons laisser à l'abandon ou que nous pouvons enrichir.


Par une pratique régulière de la méditation selon la méthode de Sahaja Yoga, vous apprenez à connaître vos chakras, à les respecter et à les améliorer. De manière naturelle et spontanée, ils révèlent leurs qualités innées en nous.


Par une technique simple, vous ressentez vous mêmes le degré de pureté de votre système subtil : canaux d'énergie et chakras. C'est cet aspect pratique que nous développons pour vous, dans nos cours et ateliers d'initiation près de chez vous.


C'est une "seconde naissance", point de départ de votre véritable épanouissement.


Les qualités des 7 chakras


copyright7.Sahasrara Chakra:
conscience collective, harmonie, union au Soi.

copyright6.Agnya Chakra:
conscience sans pensées, discernement, pardon, expérience du présent.

copyright5.Vishuddhi Chakra:
communication, sens collectif, respect de soi et des autres, diplomatie et juste comportement.

copyright4.Anahata Chakra:
confiance en soi, amour, responsabilité.

copyright3.Nabhi Chakra:
satisfaction, paix intérieure, générosité, sens du respect et de la dignité de l’Esprit.

copyright2.Swadhistan Chakra:
attention et connaissance pure, créativité.

toutes les images du site sont sous copyright1.Mooladhara Chakra:
innocence et pur désir, sagesse, joie intérieure.

Source : http://www.sahajayoga.asso.fr/infos_sahaja-yoga/sahajayoga_la_connaissance_systeme_subtil.htm








lundi, 7 mai 2007 - 13:57 (CEST) Lien permanent | 5 commentaires
Joie et Emotion
Joie et Emotion agrandir


Notre famille a accueilli vendredi un nouveau petit lutin,
Il s'appelle Ruben, pèse 3 K 02O
Et bien sur, Tata Louve en est complètement folle

Excusez moi pour mon absence de ces derniers jours, mais ma famille a besoin de moi, je reviens très bientôt

Que la Déesse vous bénisse,
Bisous
mere louve
mardi, 24 avril 2007 - 15:47 (CEST) Lien permanent | 8 commentaires
Grande Déesse Celte
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Grande Déesse Celte

Il y a une Déesse souveraine chez les anciens celtes, mais elle est naturellement multiples comme chez tous les peuples indo-européens. Sortons immédiatement des clichés naturistes. Certes, il y a bien en elle un aspect (Terre-Mère), symbole d'abondance, de fécondité lunaire. Nous le rentrouvrons dans la Saki "védique, la Sarasvati" hindoue. Les textes mythologiques irlandais (C.J Guyonvarc'h 1978-1980), nous la décrivent comme mère des Dieux : Tuatha Dé Danann (Tribus de la Déesse Ana).

Dé Danann, Deva Ana en celtique commun, en cette Déesse-Mère que l'on imagine, surnommée en Gaule Matriona (Matir=Mère), elle est la mère de la femme primordiale Bena, elle-même épouse de l'humanité.
En ce sens notre Santez, Anna bretonne, Mamm-gozh ar Vretoned (Grande mère des Bretons), est bien la transposition christiannisé d'Ana, par analogie avec la grand-mère du christ.

Cette déesse est également une femme/oiseau. La "Reine Pédanque" du folklore médiéval, femme-cygne-oie-cane (anatidés) (Ph. Watter, 1992), issue de l'Autre-Monde (gall. Annwfn, bret. Anaon), elle apparait aux héros de ce monde et leur cause souvent des désagrements involontaires, en raison d'un espace-temps différent entre les deux mondes et de l'impossibilité d'un contact prolongé ou d'un retour éventuel de part et d'autre ; "le Rêve d'Oengus ou bien Maladie de Cuchulainn, ou dans le premier cas le Dieu réjoint la fille du Sid se referme à Samain(F. Leroux et C.J Guyonvar'ch, 1995).

Cet aspect, nous le retrouvons suivant dans l'épopée hiérosées antique (Cuchulainn) les "Romans" et lais médiévaux francophones (Mélusine, lais de Marie de France : Guigemar, Lauval, ou lais bretons anonymes : Graelent, Guingamor...) où la déesse est devenue une fée ; les reprises romantiques, notamment germaniques (Siesfried et Lohengrin) ou curieusement, parfois, le personnage de Faërie est masculin, le "chevalier au cygne", tout comme dans les lais de Tydorel ou de Brisclavret-Loup-Garou.... et même les contes et chants populaires (le Seigneur Nann et la Fée).

Cette femme de l'Autre-Monde, Ban Sidhe ou Banshee (Desse ou Dame Blanche) incarne la fécondité et la prospérité, mais aussi la Sagesse, symbolisées par des pommes, fruits de toute connaissance et de tout bonheur (gaul. Aballos, gall. Ajal, bret. Aval) d'où le paradis brittonique : Enez Avalon, Ynys Ablach, sans aucune notion de péché, aspect moral, totalement inconnu des Celtes en particulier et des Indo-euroupéens en général, et longtemps encore refusé par les chrétientés celtiques (Pelage, Scot Erigène). Elle est la vache cosmique, d'où l'un des noms Bo Vinda, la vache blanche qui deviendra la Boand du puits de Nechtan (le nept-o-no-s-étudié par G. Dumézil, 1973-1981) et la riviére sacrée d'Irlande, la Boyne. Belisama en Gaule, elle est la Rayonnante, la Lunaire la compagne du Dieu solaire Belenos, l'Apollon gaulois.

Ceci étant posé, la Grande-Déesse celte, cmme chez les autres peuples indo-européens est d'abord souveraineté et même Souverainté Guerrière "parce que la guerre est d'essence féminine (F. Leroux et C.J. Guyonvarc'h 1978-1983). Tout comme son évhémérisation mythique, la reine Medb, (indienne Madahvi : G. Dumézil 1971) "qui n'est jamais sans un homme dans l'ombre d'un autre" (Toin Bo Cualnge) elle apporte,au Roi, par le mariage, la souverainté, qu'elle incarne qu'elle symbolise et confère, a lui, exerce cette souveraineté et se doit d'être "sans peur, sans jalousie, sans avarice".

Il importe de rappeler que cette Déesse et l'unique face à la répartition des fonctions masculines, selon la défénition trifonctionnelle (humaine) et l'idéologie tripartie (cosmique) et de G. Dumézil (1958), fonction sacerdotale (druide-brahman) guerrière (roi et nobles-Ksatrya) productive et féconde (Aes Dana = hommes libres et détenteurs d'un "art" et Bo Aire= éleveurs,agriculteurs, vaisya= esclaves) or, complémentaire des Dieux. Une Déesse, femme, épouse, fille, soeur, totalise cette triple potentialité.

Identique à l'Indienne du Mahabharata (G. Dumézil 1968) ,notre Déesse Brigitt d'Irlande ou Brigantia des Gaules et dite fille et maitresse du Dagda, femme d'Elcmar, (Ogme, mere d'Oengus, et du Mac Oc). Elle est encore la Grande Reine, Morrigan et possède ce double aspect déjà évoqué, de Souverainté (Mdh) et de Guerre incarné par Bodb, Cattu Bodua (corneille de combat), Macha (plaine) ou Epona gauloise.
Autre oiseau, combattant cette fois et monture du guerrier.Elle couvre les trois fonctions comme l'expriment les trois mariages de Macha, la Sapience propre à toute déité , la guerre qu'elle ne fait pas directement mais qu'elle prophétise, choississant les guerriers et régnant sur les morts "walkyries" et enfin les arts. Sainte-Brigitte est dite, en Irlande, mère des arts, des artisans et des sciences, tout comme Sarasvati à qui l'ont fait offrande sur le (la) Gange. C'est avec la lustration (lactation un des aspects de la fête de Brigitt, Imbolc / Ambivolcos/ Brigantia, le premier février, jour de Sainte Brigitte de Kildare et seconde fête nationale irlandaise.

Source : Yann Duchet.




dimanche, 15 avril 2007 - 12:46 (CEST) Lien permanent | 3 commentaires

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